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(In)Securité sociale

 

Le système de sécurité sociale est là pour vous. Mais pour combien de temps encore? Le système de sécurité sociale qui fut, tout d'abord, établi comme rempart contre le communisme et ensuite comme système d'assurance sociale est devenu, au jour d'aujourd'hui, un appareil monstrueux et léthargique qui risque d'hypothéquer les chances des générations futures.

Le système des pensions en est un exemple cirant. Lorsque Bismarck mis en place, en premier, un tel système, l'age de la pension était fixé à 70 ans à un moment où l'espérance de vie était de 48 ans! En ce qui concerne la Belgique, depuis les années 50, l'age de la pension est fixé à 65 ans. Il faut néanmoins se rappeler qu'en 1950, l'espérance de vie était de 63 ans pour les hommes et 67 ans pour les femmes contre respectivement 77 et 82,7 en 2006. De plus, d'autres chiffres sont encore plus alarmants.

Conjointement à une baisse de la natalité, l'augmentation de l'espérance de vie a mené à une évolution drastique de la pyramide de la population : la proportion des plus de 65 ans contre la population active augmentera significativement ces prochaines années. ( en 1970, 100 actifs soutenaient 44 inactifs. Sans changement du projet politique, ceci évoluera vers 150 inactifs pour 100 actifs en 2030. ) Le problème trouve son origine dans le changement, opéré pendant les années 50 et 60, d'un système de capitalisation vers un système de répartition. En d'autres termes : les pensions doivent être payées par les impôts collectés auprès de la population active. Ce système fonctionne quand l'économie est florissante et quand la population active augmente, comme c'était le cas dans les années 50 et 60, mais ressemble plus, dans les conditions actuelles, à un système pyramidal pour lequel un citoyen lamda se serait retrouvé derrières les barreaux depuis bien longtemps

De plus, non seulement l'age réel du départ à la retraite est bien plus bas que les 65 ans cités avant ( il se trouve plutôt autour des 58 ans ) mais les gens entrent de plus en plus tard sur le marché du travail et un tiers des pensions actuellement payées le sont sur base d'années équivalentes de pensions.. Comprenez : des années qui sont ajoutées au calcul de la pension alors que les gens n'ont pas travaillé durant ces années là. Toutes ces données ajoutent à la difficulté de financer notre système actuel des pensions.

 

Il n'y a pas beaucoup de solutions. Soit on augmente les revenus, soit on diminue les dépenses. La première option semble difficile à réaliser : la pression fiscale en Belgique atteint déjà des sommets ( presque la moitié de notre PIB ). De plus, une augmentation des impôts aura pour effet de faire fuir ceux qui sauront aider à trouver une solution : les diplômés de l'enseignement supérieur. La solution se trouvera donc dans la deuxième option. Certaines mesures paraissent logiques. Supprimer le système des pré-pensions. Restreindre le volet de répartition en faveur des systèmes ( privés )de capitalisation et de pensions privées. Mettre fin à l'idée que c'est à l'état de dicter à un employé quand il doit s'arrêter de travailler de même que mettre fin au dogme de l'age légal de pension : laissons l'employé construire sa pension basé sur le nombre d'années qu'il a travaillé. Veut-on travailler plus longtemps? On pourra constituer une pension plus élevée. Veut-on arrêter de travailler plus tôt? On devra se contenter d'une pension plus basse. L'employé pourra, de ce fait, être flexible dans son parcours professionnel : s'il veut travailler moins pendant une période déterminée, il contribuera moins à sa pension pendant cette période.

Ce ne sont que quelques unes des solutions que nous entendons régulièrement exprimées par les hommes et femmes politiques sans jamais voir les paroles suivies d'actes. C'est pourquoi, mesdames et messieurs décideurs politiques, nous vous demandons avec insistance d'agir. Plutôt hier qu'aujourd'hui et plutôt aujourd'hui que demain. Agissez avant qu'il ne soit trop tard! Nous sommes prêts à faire partie de la solution mais ici aussi, les charges devront être partagées!

La Jeunesse, l'Avenir